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NON à l'absentéisme

L’absentéisme des députés aux séances de l’Assemblée est une plaie qui a décrédibilisé sa fonction et celle des partis politiques. Deux raispythecos-8.jpgons majeures. La première tient à la Constitution de la Vème République qui, en renforçant outre mesure le pouvoir exécutif, a vidé l’Assemblée de son pouvoir législatif ne lui conférant qu’un rôle consultatif. Le député a confusément conscience de son inutilité et juge que son absence n’a aucune importance. Paradoxalement, la seconde tient aux tâches écrasantes de la députation. C’est à cette seconde raison que nous allons tenter de répondre.

La fonction du député est d’étudier les lois proposées par le Gouvernement. Il le fait en participant à l’une des  8 commissions permanentes, et devient ainsi un spécialiste des affaires économiques,  sociales,  étrangères, ou culturelles et éducatives, etc. Cette fonction nécessite d’abord un travail de réflexion personnelle qui se conjugue avec les échanges au sein de la Commission enfin entre les collègues de son groupe politique à l’Assemblée qui lui apportent les compléments nécessaires drainés dans les autres commissions.  Viennent ensuite les séances plénières dans lesquelles il peut présenter des amendements. Le vote qui clôt les séances est évidemment de la plus haute importance. Faut-il rappeler que certains votes de la plus haute importance ne rassemblent que quelques dizaines de députés présents, comme récemment le vote sur l’emploi du glyphosate !

     Le député représente la totalité de la population de sa circonscription, donc des opinions variées dont il doit tenir compte. D’où la nécessité impérieuse d’être à l’écoute des électeurs, et c’est là où le bât blesse. Nombre de députés exerçaient naguère une autre fonction locale (maire, conseiller départemental, régional, etc.) Ils justifiaient cette fonction comme étant le meilleur moyen d’être au courant des problèmes sociétaux et autres. Ces fonctions annexes justifiaient à leur tour l’absentéisme parlementaire. Or, selon l’adage, on ne peut être au four et au moulin, d’autant que ces fonctions locales sont également extrêmement prégnantes. Cette double fonction élective leur a été récemment – et à juste titre – retirée, mais sans apporter une solution à la nécessité impérieuse pour le député d’être à l’écoute de son électorat. C’est à cette difficulté que nous nous proposons de répondre.

    Une réforme de la députation devrait être engagée : lors de sa candidature le (la) député(e), présente ses deux assistants(es) respectivement responsables de l’urbanisme et de la ruralité. Ainsi serait supprimé de facto le problème des assistants (familiaux ou de copinage) qui a empoisonné la vie politique. Les assistants seraient salariés par l’Assemblée sans le truchement du député. Le député serait présent à l’Assemblée et dans sa Commission, les adjoints tiendraient les permanences respectives (urbaine, rurale), animeraient la vie du parti dans la circonscription, organiseraient des réunions sous des formes diverses (de quartier, professionnelles etc.) pour échanger sur les propositions de lois en cours, ou sur toute revendication ponctuelle ou locale, etc… L’ensemble serait ensuite remis au député pour informations et réalisations.

C’est un virage complet que nous proposons, celui d’une véritable démocratie, du peuple vers les élites et non plus aristocratique : des élites décideurs vers le peuple qui subit les dictats et ne peut que se révolter sous la forme d’émeutes larvées, façon gilets jaunes.

A suivre, conditions d’application de la formule 1 député + 2 assistants

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